Ne créez surtout pas votre boite !

Quels étaient vos rêves lorsque vous étiez enfant ? Vous vouliez peut-être devenir astronaute ou encore médecin, voire même président de la République ! Vous visiez haut. Je doute qu’étant petit vous vous soyez dit « J’ai envie d’être un simple salarié dans une multinationale » ou encore « Je rêve d’être l’assistant de l’assistant de l’expert-comptable ». Qu’êtes-vous devenu aujourd’hui ? Votre métier vous plait ? Vous faites ce dont vous avez rêvé de faire ? Pour une majorité de personnes, cette réponse sera négative.

Il y a de nombreuses explications à cela, mais je pense que la réponse est liée avant tout à votre éducation et ce que l’on vous a dit. L’École, cette belle institution dont nous sommes si fiers permet de transmettre un savoir, mais un savoir défini à l’avance. On ne vous apprendra pas à prendre des risques, à négocier, mais à résoudre des problèmes en suivant des règles bien définies. Des règles, voilà ce que l’on nous transmet ! On nous apprend à suivre des règles, des consignes pour faire de nous de parfaits salariés, qui, en entreprise, auront les capacités requises pour suivre les consignes données. Tout le travail est préformaté. En fonction de la demande d’un client, vous aurez une réponse spécifique à donner. Garde à ceux qui ne suivent pas les règles. Tout cela est bien normal. Une entreprise respectant certaines normes se voit attribuer une certification ISO (Organisation internationale de Normalisation). Nous aimons tellement les normes qu’elles sont devenues internationales. C’est aujourd’hui un gage de qualité que de dire que cette entreprise est certifiée et qu’elle respecte tout un nombre de consignes. Cela en fait une entreprise modèle. L’ISO a élaboré plus de 18 000 Normes internationales.

Récemment, j’ai rencontré une personne, la quarantaine environ qui en a marre de son boulot (certains se reconnaitront surement). Marre d’agir chaque jour de la même manière. Cette personne travaille dans une banque. Elle souhaiterait monter son entreprise, mais ce n’est pas possible. Voici ce qu’elle me dit : « Tu sais, je ne peux pas. J’ai la sécurité de l’emploi, j’ai un enfant à charge. En plus, c’est la crise, il y a de grandes chances que mon entreprise se casse la gueule au bout de trois ans, … ». Un peu négatif comme pensée, vous ne trouvez pas ? Demandez-vous toujours ce qui pourrait vous arrivez de pire, quelles sont vos différentes options ? Une personne comme celle-ci a peu de chance de se retrouver à la rue. Elle dispose d’économies, d’un certain bagage, de diplômes, … En plus, elle peut négocier avec son entreprise et voir si elle peut prendre une année de césure et revenir si son entreprise ne fonctionne pas. Les options sont nombreuses et l’État met en place de nombreuses aides destinées aux créateurs d’entreprise.

Alors d’où vient cette peur ?

C’est simple, créer une entreprise c’est prendre un risque. On s’aventure dans un monde qui est nouveau, un univers sans règles. Vous êtes le maître du jeu. C’est à vous de vous fixer vos règles, à prendre les décisions. Retirez votre casquette de mouton de Panurge et enfilez le chapeau de Leader. Devenez un Leader ! Suivez vos envies ! Vous avez surement déjà lu des articles sur des créateurs d’entreprises ayant moins de connaissances que vous ? La seule chose qui vous différencie de ses personnes, c’est qu’elles ont su faire les bons choix et prendre des risques. Le hasard ni est que pour très peu, il est même, dans la plupart des cas inexistants. Il ne s’agit que d’une excuse que nous nous donnons pour avoir la conscience tranquille. Il s’agit uniquement des personnes qui ont su saisir des opportunités.

C’est dommage que l’on se mette des bâtons dans les roues avant même de pouvoir mettre le contact. L’entrepreneuriat est bien plus présente dans la culture anglo-saxonne. Warren Buffet a même créé un site, Secret Millionaires Club, destiné aux enfants afin de leur apprendre les règles de base d’un business.

Pour conclure je vais me répéter, mais si vous souhaitez lancer une entreprise, faites-le ! Ne vous créez pas de fausses excuses et demandez-vous toujours ce qui pourrait vous arriver de pire en vous lançant !


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18 commentaires à l'article “Ne créez surtout pas votre boite !”

  1. Keeg dit :

    « l’État met en place de nombreuses aides destinées aux créateurs d’entreprise. »

    J’aurais bien aimé en voir la couleur perso. ;)

  2. Yank dit :

    « l’État met en place de nombreuses aides destinées aux créateurs d’entreprise. »

    La même ! Existe t-il un lien où serait listé ces fameuses aides ? Ah oui, c’est vrai sur France.fr !

  3. Normandie dit :

    Très bon article découvert au hasard de mes abonnements sur twitter.

    Créez votre boite! c’est risqué, certes, mais tellement plus passionnant!

  4. Dodot dit :

    Ce site est affreux sous IE8. Sinon l’article est pas mal, mais insuffisant pour que les moutons sortent du pré carré…

  5. ClubGestion dit :

    La différence entre un chef d’entreprise et un salarié, c’est que le premier a pris des risques alors que le second dispose de son contrat de travail. C’est ce qui justifie la différence de revenus lorsque l’entreprise se développe. Pour autant, le chef d’entreprise a besoin de ses salariés pour se développer. Il faut donc un partage équitable.

    Votre article pose bien cette notion de prise de risque qui tue la plupart des projets avant même leur lancement.

    Même si le jeu en vaut la chandelle, il n’empêche qu’il faut être motivé pour créer une entreprise aujourd’hui, sans même parler de la crise. Rien que l’administratif en dissuade certains (d’ou l’intérêt du statut d’autoentrepreneur par sa simplicité mais qui reste limité pour le développement de l’entreprise).

  6. Bonjour,

    effectivement il faut prendre des risques pour créer son entreprise, mais aussi pouvoir sacrifier quelques années de sa vie. Futur diplômé et auto-entrepreneur j’ai pu voir mon frère qui s’est lancée dans la création d’entreprise, et vu le nombre d’heures qu’il travaille, il faut effectivement du courage pour se lancer dans de telles aventures mais je pense que derrière une fois que ca marche la satisfaction est énorme. Au moins c’est formateur, on apprend les rouages du business, de gérer ses propres projets :)

    Concernant les aides, il y a sous forme de prêt à taux 0, ou même d’incubateurs financés par la région souvent.

  7. Marou dit :

    Pour ma part, je compte créer ma boîte avec un ami et futur associé juste après la fin de mes études. Bien sûr, cela effraie, mais dans le fond le début de sa vie professionnelle est un bon moment pour le faire ;)

    Bel article, et tu insistes bien sur la notion de risque (celle-là même qui m’empêche parfois de dormir alors que mon projet est prévu dans plusieurs mois). Se lancer et s’affirmer à ses risques et périls est à ce prix… et je n’ai encore rien vu.

  8. Simon dit :

    Enfin histoire de troller sur une autre vérité : Auto-Entrepreneur ce n’est pas prendre des risques. C’est squatter le domaine des professionnels qui prennent des risques.

  9. Apwn dit :

    Merci pour vos commentaires :)

    @Keeg et @Yank : Il existe des aides mais c’est vrai qu’une fois lancé il est toujours difficile de les obtenir. En voici quelques-unes : http://www.apce.com/pid222/6-les-aides.html . Sinon je considère également le statut d’auto-entrepreneur comme étant une aide, car il permet de limiter les risques et de prendre un peu plus son temps.

    @Normandie : C’est sûr que ca n’a rien à voi avec le salariat, mais certaines personnes recherchent la simplicité et la « sécurité » de l’emploi.

    @Dodot : Effectivement, cela ne suffit pas à pousser les gens de franchir le cap. Si j’ai le temps j’écrirai davantage d’articles sur l’entrepreneuriat. En ce qui concerne le thème, plusieurs personnes me font part de bug, je vais le changer d’ici peu. Merci

    @ClubGestion : C’est sûr que les obstacles sont multiples et que la motivation est un élément essentiel. Mais je pense que nous nous créons également nos propres obstacles. Pour la période, il faut s’avoir que de nombreuses grandes entreprises actuelles ont vu le jour en période de crises dont je pense pas que ce paramètre soit uniquement négatif.

    @Auto-Entrepreneur Lyon : Le terrain est bien plus formateur qu’une formation ;) Quand on se lance, on ne compte plus ses heures, d’où l’intérêt aussi de faire quelque chose qui nous plait.

    @Marou : Je vous souhaite bien du courage ! N’hésitez pas à me faire part de votre lancement :)

    @Simon : Réflexion intéressante … Je reste de l’avis que ce statut est quand même une très bonne initiative de l’État. Cela permet de déclarer ses gains sans tout de même avoir à se lancer, si on souhaite garder une activité de petite taille.

  10. Keeg dit :

    @Apwn : Euh, c’est une société être auto-entrepreneur ? Bon, je vanne bien sûr, mais ça peut résumer certaines choses. C’est une sacré aide, et c’est même un peu limite dans certains cas pour la concurrence.

    Concernant le lien que tu donnes, il y a pas grands choses de possible sur le terrain. La seule chose que j’ai eu personnellement, c’est l’allégement des charges sociales (et non une exonérations). C’est un soutien relativement intéressant, je l’avoue volontiers.

    Je continues à penser que cela est limité dans la mesure où je créé ma propre activité, je ne pointe pas à Pôle Emploi, je ne coute pas un rond, bien au contraire je rapporte des impôts. Un coup de pouce un peu plus intéressant pour rendre l’emploi ou les emplois de la société viables.

    Attention, je ne nies pas que des efforts son fait.

  11. [...] Apwn : Ne créez surtout pas votre boite [...]

  12. En effet, avec la naissance du tout nouveau statut d’auto-entrepreneur il est possible maintenant de s’essayer comme entrepreneur. Vient ensuite le temps de créer des liens et se faire connaître. Afin d’aider les auto/micro-entrepreneurs de la région Pays de la Loire à se faire connaitre j’ai créé le réseau C.M.E. que je vous invite à visiter à l’adresse suivante : http://reseau-cme.fr

    Valérie Payotte
    gérante du réseau C.M.E.

  13. Kcnarf dit :

    Comme disait ce bon vieux House …
    « C’est vous qui avez peur que ça change. Vous préférez imaginer que vous pouvez vous échapper. Au lieu de vous lancer.

    Parce que si vous échouez vous perdez tout.

    Vous ne saisissez pas une opportunité bien réelle pour vous maintenir dans l’espoir.

    Le truc, c’est que, l’espoir c’est pour les chochottes. »

    Très pertinent et affreusement vrai. Il est en effet plus facile de se maintenir dans l’espoir que de se lancer.

    Et je pense qu’il en est ainsi pour la très grande majorité des personnes. Cela dans divers domaines : santé, vie affective, loisirs, et bien sur, vie professionnelle…

    De plus, le confort dans lequel nous vivons n’incite pas à la prise de risques ou à la combativité.
    Il n’y a qu’à voir l’exemple de la lamentable équipe de France. Plutôt éloquent.

    Savoir comment y remédier, voilà le débat de fond à mener.

    Et ça demandera plus que des « efforts » de la part de l’état ou de je ne sais quelle entreprise ou organisme.

  14. sac a dessin dit :

    dilemme toujours difficile entre le fait de se lancer dans la grande aventure de la création ou se rassurer avec un contrat de travail. Pour ma part, je fais les 2, donc max d’heures.
    article intéressant je le twitt via @FrankGuyon

  15. ask2martin dit :

    Très bon post et tout à fait d’accord avec Apwn. Si on a un projet de création d’activité, il faut le poursuivre sans « se créer de fausses excuses », malgré les obstacles qui se dressent devant nous. Néanmoins, j’attire l’attention sur le fait qu’il faut bien être conscient de ce qu’implique cette orientation. La vie d’un entrepreneur n’est pas uniquement plaisante et j’aimerai avec l’accord de Apwn compléter ce très bon article en relayant un test issu de notre blog pour savoir et surtout faire prendre conscience de l’engagement que prend un entrepreneur en se lançant… http://twitlik.com/10300.

    Pour conclure néanmoins, j’aimerai juste dire que ce qui nous a poussé à nous lancer, c’est surtout la peur d’avoir un jour à répondre à la question: « et si j’avais suivi mon projet… »

  16. croquarou dit :

    Salut,
    en lisant le titre de l’article je me suis dis, « mais qui est ce ce type qui veux casser les intentions des personnes », et finalement j’ai été bien surpris,
    merci

  17. banque-taux dit :

    tentez c’est aussi éviter biens des regrets!

  18. Urban Linker de recrutement web dit :

    La partie de l’article relative à l’enseignement est tout à fait intéressante. Il est vrai qu’en France, l’esprit d’entreprise et d’initiative n’est pas ou très peu valorisé.
    Par la suite, face au ras le bol qu’on peut avoir à un moment donné dans sa vie pro, la création d’entreprise n’est pas la seule alternative…

  19. Frédérique dit :

    Il existe de plus en plus de tremplins pour ne pas à avoir à penser à la notion de risques. Pour ma part, n’étant pas très audacieuse, mes recherches ont abouti sur un concept de franchises simplifiées qui m’a permis de monter mon affaire sans risques et sans contraintes, mais avec autant de possibilités qu’une entreprise traditionnelle. De plus, formations, coaching et développement personnel gratuits étaient au rendez-vous. Échec impossible, uniquement des risques d’essoufflements pour les personnes qui croient encore que l’argent peut tomber du ciel et que c’est pour cela que certains réussissent et pas d’autres…

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